lundi 14 février 2011

Ronaldo annonce qu'il met un terme à sa carrière


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Publié le 14/02/2011 à 09:07
Publié par koora.com

Le monde du football perd l'un de ses plus beaux représentants. Star parmi les stars, Ronaldo a décidé de raccrocher les crampons. À 34 ans, l'attaquant des Corinthians tourne donc la page.

Alors que Roberto Carlos a résilié son contrat avec les Corinthians, l’heure est venue pour Ronaldo de raccrocher les crampons. Aujourd’hui âgé de 34 ans, Il Fenomeno a annoncé sa décision de mettre un terme à sa carrière. Dans une interview accordée à O Estado de São Paulo, le double Ballon d’Or France Football (1997 et 2002) a expliqué les raisons de ce choix : « L’heure a sonné. Je n’en peux plus. Je voudrais continuer mais je n’y arrive pas. Parfois, je pense à une action, un dribble mais mon corps n’arrive pas à le faire ».

Le redoutable attaquant brésilien annoncera officiellement sa décision ce lundi à 15h40. C’est donc une sacrée page de l’histoire du ballon rond qui se tourne. Avec une surcharge pondérale des plus importantes, le serial buteur n’était plus que l’ombre de lui-même depuis quelques mois. Incapable de retrouver son niveau d’antan, le prodige auriverde a donc préféré arrêter pour ne pas tomber plus bas. Une décision sans doute sage, d’autant que les supporters des Corinthians ne l’ont guère épargné ces dernières semaines.

Un monument du football raccroche ainsi les crampons. Promis aux sommets, l’avant-centre a connu un parcours riche en succès (avec notamment deux Coupes du monde remportées en 1994 et 2002) mais qui aurait sans doute pu être encore bien plus beau. Entre ses blessures à répétition et ses problèmes de poids, le goleador n’a pas su mettre tous les atouts de son côté. Il emportera avec lui les soupçons de d

Les délégués Pdci d`Abidjan réaffirment leur soutien à Mambé aujourd`hui

Tous les délégués Pdci-Rda du District d'Abidjan se retrouvent ce matin à la Permanence du Pdci au Plateau pour se prononcer sur l'affaire infondée de la Cei que le chef de l'Etat et son clan tentent d'imposer à la Côte d'Ivoire depuis samedi dernier. Un meeting sera tenu à cet effet puis suivra une conférence de presse au cours de laquelle les délégués exprimeront leur soutien au président de la Cei.

Les jeunes du Pdci, les mouvements et clubs de soutien au Pdci en ébullition
Les jeunes membres de la Jpdci seront en assemblée générale ce matin au siège du Pdci de Cocody pour examiner la situation politique nationale alimentée, ces derniers jours, par les fausses accusations de fraude portées contre le président de la Cei. Par ailleurs, ils apporteront la réplique aux jeunes du Fpi qui se sont réunis, hier, au Palais de la culture. Egalement les mouvements et clubs de soutien au Pdci-Rda, les groupes socioprofessionnels (syndicats, Ong, associations…) se réuniront pour donner leur avis sur le sujet.

dimanche 13 février 2011

Foot - L1 - 23e j. Gignac à la fêt

Grâce à un doublé de Gignac, l'OM s'est imposé à Sochaux (2-1). Et les champions de France en ont profité pour s'emparer de la deuxième place du classement.
La joie du buteur phocéen, André-Pierre Gignac, félicité par Heinze. (EQ)
La joie du buteur phocéen, André-Pierre Gignac, félicité par Heinze. (EQ)
Samedi soir, le champion de France a fait coup double. Non seulement il a battu Sochaux chez lui, ce que seul Toulouse était parvenu à faire (3-1, le 23 octobre dernier), mais il a en plus réalisé une prestation qui devrait inciter ses supporters à remiser leurs banderoles incendiaires. L'OM, qui avait perdu l'habitude d'être mené au score en Ligue 1 depuis la visite de Lyon (1-1) le 19 décembre dernier (18e journée), s'est retrouvé dans cette situation à deux minutes de la mi-temps, la faute au crâne d'Ideye, auteur de son dixième but de la saison (1-0, 43e). Mais même s'il est encore loin de l'international nigérian, André-Pierre Gignac semble vraiment commencer sa saison. Décisif face à Arles-Avignon une semaine plus tôt (1-0), l'ancien Toulousain a remis son équipe dans le sens de la marche alors que le temps additionnel venait à peine de débuter (1-1, 45e+ 1).
Le retour en forme de Gignac ne doit pas laisser Laurent Blanc insensible.
L'égalisation marseillaise est intervenue au terme d'une première mi-temps qui avait vu les champions de France offrir une prestation un peu plus digne de leur rang. Avec des Sochaliens toujours aussi avides de spectacle et qui ont encore démontré que leur quatuor offensif Martin-Boudebouz-Maïga-Ideye était un des plus redoutables de l'Hexagone, le public de Bonal a assisté à un match plein de vie et dénué de temps morts. Mais à ce petit jeu, ce sont les Olympiens qui se sont montrés les plus habiles. Et encore une fois grâce à Gignac, dont le retour en forme ne doit pas laisser Laurent Blanc insensible. Intenable samedi soir, il s'est offert un doublé plein d'enseignements pour lui et pour l'OM en reprenant d'une impeccable reprise de volée un centre de Remy, que Deschamps avait gardé au chaud sur le banc pendant une heure (1-2, 70e). Les Tricolores de l'OM ont su faire la différence, et Sochaux l'a payé cash...- A.B, à Sochaux

Côte d’Ivoire : Jour J +3 La commission électorale empêchée physiquement de publier les résultats

Après un report tourmenté, les résultats provisoires du deuxième tour des élections présidentielles ivoiriennes devraient être annoncés aujourd’hui. Enjeux.
C’est un mardi à rebondissement qu’à vécu la Côte d’Ivoire. La Commission électorale a été empêchée «physiquement » de publier les résultats par deux de ses membres, représentant le Font populaire de Laurent Gbagbo. Alors que le porte-parole de la commission, Bamaba Yacouba, s’apprêtait à publier les résultats de trois provinces, les deux membres lui arrachent les documents au motif qu’ils n’ont pas été «consolidés » par la commission centrale de la CEI. Les documents seront déchirés devant des journalistes et des observateurs médusés.
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Immédiatement après cet incident, les journalistes ont été priés d’évacuer les lieux. Le chef de la délégation de l’ONU effectuera une visite rapide sur les lieux avant de ressortir, le visage sombre. Dans la soirée, les partenaires ivoiriens à l’international se sont relayés pour appeler à la publication rapide des résultats du second tour. Du coup, face à cette obstruction orchestrée par le parti au pouvoir, la coalition de l’ancien premier ministre Alassane Ouattara dénonce une «confiscation du pouvoir ». De son côté, le camp de Laurent Gbagbo appelle à l’invalidation des résultats dans trois provinces du Nord où il y aurait eu bourrage d’urnes. Accusations rejetées par les Forces Nouvelles en marge d’une conférence de presse. Au fil et à mesure que les heures passent, la tension monte dans les principales villes du pays. La CEI va-t-elle surmonter les obstacles et annoncer enfin le résultat du vote aujourd’hui ? Il en va de l’intérêt de la Côte d’Ivoire qui a fait l’objet, brièvement, de la réunion du conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine depuis Tripoli où se tient le sommet Europe-Afrique.

Des centaines de manifestants bravent l'interdiction du pouvoir en Algérie


par AFT  La démission d'Hosni Moubarak en Egypte pourrait encore renforcer la détermination de l'opposition algérienne. Des manifestations pour «changer le système» sont en cours dans la capitale, à Tizi-Ouzou et à Oran, à l'appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie. Des rassemblements interdits par le pouvoir et qui ont donné lieu à des échauffourées notamment à Alger où des interpellations ont eu lieu
 Quelque 2 000 manifestants appelés à une marche interdite samedi 12 février 2011 à Alger pour « changer de système », parmi lesquels l'islamiste du FIS (dissous) Ali Belhadj, ont réussi brièvement à forcer l'important dispositif des forces de l'ordre avant de se retrouver à nouveau bloqués, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des échauffourées entre ces manifestants, 800 selon la police, 2 000 selon les journalistes sur place, et les forces de l'ordre ont éclaté bien avant le début de la marche prévue à 11H00 (10H00 GMT).
Nombre de manifestants ont été interpellés dont Fodil Boumala, l'un des fondateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), formée de représentants des partis politiques, de la société civile et des syndicats autonomes. Celui-ci a envoyé un sms à un journaliste de l'AFP : « Suis arrêté au commissariat en face de (l'hôpital) Mustapha ». Un journaliste de l'AFP a été témoin de deux interpellations, dont celle d'un député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Othmane Maazouz.
Interpellations
D'autres journalistes ont indiqué avoir assisté à plusieurs interpellations, tandis que le président du RCD, Said Sadi, s'est indigné que « le doyen de la Ligue de défense des droits de l'homme, Ali Yahia Abdelnour, âgé de 90 ans, ait été malmené » par les forces de l'ordre, a-t-il affirmé par téléphone à l'AFP. Les manifestants criaient « Algérie Libre » en arabe ou « Le régime dehors! ».
Face à eux, une vingtaine de jeunes contre-manifestants criaient fort leur soutien au président Abdelaziz Bouteflika, criant « Bouteflika n'est pas Moubarak », en référence à la chute la veille du président égyptien Hosni Moubarak. A Oran, la grande ville de l'ouest de l'Algérie où une manifestation a aussi été interdite par les autorités, un rassemblement a commencé sur la place du 1er-Novembre et une dizaine d'interpellations ont déjà eu lieu, a rapporté un correspondant de l'AFP.
Les participants, au nombre de 400 à 500 personnes avant 11H00, comprenaient des artistes venus exprimer leur soutien et dénoncer la fragilité de leur statut. Figure aussi parmi les interpellés à Oran, le correspondant du quotidien arabophone El Khabar, Djaafar Bensaleh, qui a répondu à un appel téléphonique de l'AFP dans le fourgon de la police.
La marche de samedi avait été annoncée par la CNCD dès sa création le 21 janvier dans la foulée des émeutes meurtrières contre la cherté de la vie du début de l'année, qui ont fait cinq morts et quelque 800 blessés. Les autorités ont pris des mesures draconiennes avec près de 30 000 policiers déployés dans la capitale sur le parcours prévu des marcheurs de la place du 1er-Mai jusqu'à la place des Martyrs, distante d'environ 4 km.

samedi 12 février 2011

fait divers: Il a violé sa fille adoptive pendant 20 ans et a eu 8 enfants avec

Entre 1987 et 2010, un allemand, âgé de 58 ans, a violé sa fille adoptive et aurait eu huit enfants avec. Des tests ont confirmé sa paternité concernant sept enfants conçus avec sa belle-fille, le huitième enfant étant décédé.

Il aurait également violé son beau-fils et sa fille biologique, puis aurait poussé sa nièce et sa petite-fille à se prostituer.

C'est la belle-fille qui a fini par révéler les faits, après 20 ans de calvaire.

Ce quadragénaire devrait comparaître en justice mardi prochain.

Cette histoire rappelle le cas de l'Autrichien, Josef Fritzl, condamné en mars 2009 à la prison à vie, pour avoir séquestré sa fille Elisabeth pendant 24 ans, l'avoir réduite en esclavage sexuel et lui avoir fait sept enfants

Côte d’Ivoire : nouvelles violences meurtrières à Abobo

De nouveaux incidents entre forces de sécurité fidèles à Laurent Gbagbo et des habitants ont éclaté, lundi soir à Abobo, le fief d’Alassane Ouattara à Abidjan, où la vie a repris son cours ce mardi. Au moins six personnes auraient été tuées. Pour des habitants du quartier, c’est la provocation policière qui est à l’origine de cet incident meurtrier. Un journal proche du camp Gbagbo évoque la présence de « rebelles » armés qui auraient tiré les premiers sur les forces de sécurité.
Abobo renoue avec les accrochages meurtriers. Lundi après-midi, de violents affrontements entre les forces de police fidèles à Laurent Gbagbo et des habitants auraient fait jusqu’à six morts dans ce quartier populaire de la capitale ivoirienne réputé favorable à Alassane Ouattara, l’un des deux présidents proclamés du pays. Les témoignages divergent quant à l’élément déclencheur de ce nouvel accrochage meurtrier. Selon des témoins interrogés par l’AFP, les incidents ont commencé lorsque des habitants de ce quartier soumis à un couvre-feu depuis le 12 janvier sont sortis dans la rue pour manifester leur ras-le-bol vis-à-vis des « exactions » policières. La rencontre entre ce groupe et des policiers devant un commissariat du quartier a donné lieu à une vive altercation qui a rapidement dégénéré. C’est dans ce contexte que les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont ouvert le feu. Deux personnes auraient été tuées. Les manifestants ont ensuite saccagé deux commissariats du quartier.
D’autres témoins, lit-on dans L’Express, ont rapporté que ce sont des gendarmes circulant à bord d’un véhicule qui ont les premiers ouvert le feu sur la foule. Ils auraient alors tués sur le coup deux personnes et blessé grièvement une troisième, qui a succombé plus tard à ses blessures. Suite à cette bavure, des jeunes du quartier auraient tenté d’incendier le poste de police suscitant une riposte de la police. Un accrochage qui se serait soldé par trois nouvelles victimes.
Les pro-Gbagbo accusent les " rebelles" pro-Ouattara
A l’opposé de ces deux premières versions, un article du journal Notre voix, réputé proche de Laurent Gbagbo, indique que ce sont des rebelles qui sont à l’origine de l’incident de lundi soir à Abobo. Des éléments de la garde présidentielle seraient descendus sur renseignement dans le quartier pour démanteler une cache d’armes détenus par des « rebelles » pro-Ouattara. Ils auraient alors essuyé des tirs nourris à l’arme lourde avant de riposter, faisant deux morts. C’est après cet incident que des militants pro-Ouattara auraient pris pour cible des postes de police et des véhicules. Un journaliste de l’AFP a remarqué un bus calciné à proximité de la mairie d’Abobo. Des témoins interrogés par l’agence de presse ont également fait état de « tirs nourris » dans le quartier. Début janvier, des accrochages entre forces de police et habitants de ce quartier avaient déjà fait 10 morts, dont sept policiers. Plusieurs témoins avaient fait état de violents échanges de tirs entre les forces de polices et des personnes non-identifiées.
Selon l’Onu, quelques 271 personnes sont mortes dans les violences postélectorales en Côte d’Ivoire, depuis mi-décembre. Une mission d’experts envoyés par les cinq chefs d’Etats africains qui doivent relancer le dialogue entre les parties impliquées dans la crise ivoirienne séjourne à Abidjan depuis lundi. Ils doivent préparer le terrain aux présidents mandatés par l’Union africaine pour rechercher une issue pacifique à la crise qui secoue la côte d’Ivoire depuis la présidentielle du 28 novembre 2010.

Côte d’Ivoire : Drogba n’abdique pas

En difficulté en club, Didier Drogba est parti se refaire la cerise avec la sélection ivoirienne, à l’occasion d’un match amical face au Mali (1-0). Un retour très attendu après plus de six mois d’absence qui a fait du bien au buteur de Chelsea. Plus motivé que jamais, le capitaine des Eléphants a mis les points sur les "i".
Absent avec les Eléphants depuis la fin de la Coupe du monde 2010, Didier Drogba a fait son grand retour au sein de la sélection ivoirienne mardi devant le Mali (1-0). Le buteur de Chelsea a prouvé qu’il ne comptait pas abandonner l’équipe nationale.
Certes, il n’a pas marqué mais il a effectué un retour probant. Mais le capitaine est toujours présent : l’ancien Marseillais a fait tourner le ballon, s’appliquant à bien faire jouer ses remuants partenaires (Gervinho, Ya Konan...). "Il était important qu’il soit là. C’est un joueur cadre de l’équipe. J’aurais aimé que Didier Zokora ou Yaya Touré soient là également. Drogba est un cadre qui nous tire vers le haut et nous avons besoin de joueurs d’un tel calibre. Il fallait qu’il retrouve la confiance du groupe. Depuis le Mondial, il avait besoin de faire le vide pour revenir avec une bonne forme mentale et physique. Après une accumulation de matches, il n’était pas évident pour lui de jouer 48 heures à la suite d’un match de championnat. Il s’est bien battu pour l’équipe et c’est le plus important", a ainsi affirmé son sélectionneur, François Zahoui.
Objectif 2014
L’aventure ne reprend pas, elle continue. Mieux, elle n’est pas prête de s’arrêter. De retour chez les Eléphants ivoiriens après plus de six mois de mise en retrait volontaire, la star emblématique de la Côte d’Ivoire a mis fin aux rumeurs qui voulaient que Drogba raccroche ses crampons internationaux. L’ancien Marseillais a les idées claires. "Je ne pouvais pas partir comme ça. Le jour où je déciderai de prendre ma retraite internationale, je prendrai le soin de dire au revoir aux supporters. Je ne partirai jamais sur la pointe des pieds", a confié le buteur de Chelsea à Sport Ivoire.
Sa longue absence avait suscité beaucoup d’interprétations mais Didier Drogba se dit pourtant loin de la fin avec les Eléphants. Le meilleur buteur ivoirien de tous les temps devrait ainsi disputer les deux prochaines CAN et le Mondial brésilien de 2014. "Tant qu’on fera appel à moi, je répondrai présent. Je disputerai la CAN 2012 et celle qui va suivre. Je serai également au Brésil en 2014", a appliqué l’attaquant qui aura alors... 36 ans.

mercredi 9 février 2011

la cote d'ivoire: la crise poste electorale preoccupe l'uemoa

La Côte d’Ivoire est la préoccupation majeure du sommet des chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) qui se déroule ce samedi à Bamako, au Mali. La conférence et Guillaume Soro, le Premier ministre d’Alassane Ouattara, le président reconnu par la Commission électorale indépendante, devraient revenir sur le rôle de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Beceao), notamment de son gouverneur Philippe Henri Dacoury-Tabley.
La 15e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) aborde ce samedi « essentiellement » la question ivoirienne, selon Soumaïla Cissé, le président de la Commission de l’Uemoa. La Côte d’Ivoire est représentée par Guillaume Soro, le Premier ministre d’Alassane Ouattara, déclaré victorieux du second tour de la présidentielle ivoirienne le 28 novembre dernier. L’impact de la crise en Côte d’Ivoire, notamment sur la mise en œuvre des grands chantiers de l’Uemoa est à l’ordre du jour du sommet qui se tient au Mali, à qui revient la présidence en exercice de l’organisation. Le rôle prépondérant de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), notamment dans la crise ivoirienne devrait être également examiné.
Depuis le 23 décembre dernier, le conseil des ministres de l’Uemoa a indiqué que la seule signature valable auprès de la banque centrale était celle du président « élu » Alassane Ouattara. « L’engagement de bloquer le fonds n’a pas été respecté. Il y a toujours des mouvements sur le compte de la Côte d’Ivoire dans les livres de la Bceao », déclarait récemment Albert Mabri Toikeusse, son ministre du Plan et du Développement. Ces décaissements jugés frauduleux, pour une somme estimée à plus de 80 milliards de F CFA, ont été effectués par l’administration de Laurent Gbagbo, le président sortant déclaré vainqueur de la présidentielle ivoirienne par le Conseil constitutionnel.
Le gouvernement d’Alassane Ouattara pourrait ainsi réclamer le départ de l’actuel gouverneur de l’institution financière, Philippe Henri Dacoury-Tabley, nommé par Laurent Gbagbo. Il remet en cause l’attentisme du gouverneur ivoirien face aux agissements du camp Gbagbo alors que des instructions précises lui avaient été données par le conseil des ministres de l’Uemoa. La situation du responsable de la Bceao est délicate car son nom devrait bientôt figurer sur la liste des sanctions de l’Union européenne où l’on retrouve des personnalités ivoiriennes proches de Laurent Gbagbo et accusées d’être impliquées dans la crise post-électorale.
L’effet Côte d’Ivoire
C’est la première fois depuis sa création en 1994 que l’Uemoa est confrontée à une telle situation : faire face à une crise politique et peut-être économique sans précédent dans le pays qui est la locomotive de l’Union. « C’est inédit », confirme Soumaïla Cissé.
En 2010, la Côte d’Ivoire a contribué à plus de 36% aux ressources propres de l’Union par le biais des reversements du Prélèvement communautaire de solidarité (PCS), devant le Sénégal (22,74%) et le Burkina Faso (10, 71%). Les activités de l’Uemoa et de ses institutions, la Bceao et de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) devraient être affectées si la crise perdure en Côte d’Ivoire. Sur la Boad, affirmait ce vendredi son président Abdoulaye Bio Tchané, l’impact de la crise ivoirienne ne devrait « pas excéder 10 milliards » de F CFA sur l’année 2011. Une somme qui représente « beaucoup » pour la banque dont les Etats membres ont évité d’accumuler des arriérés de paiement vis-à-vis d’elle. « Nous devons nous adapter (à la situation). Ce n’est pas la même chose que ce qui se passe au niveau de la banque centrale (…) où on a besoin de prendre des décisions administratives ». Ces dernières concernent notamment les bons et les obligations émis par le gouvernement ivoirien sur le marché. Elles auront un impact sur la Boad mais encore plus sur les banques de la sous-région et sur certains opérateurs économiques. « Sur l’année, les échéances font plus de 600 milliards de F CFA, mais on a des solutions » pour éviter l’effondrement du système, précise Abdoulaye Bio Tchané.
En attendant, les premiers effets de la crise politique en Côte d’Ivoire se font déjà ressentir aussi bien dans le pays que dans la sous-région, notamment en matière d’inflation. En cause la raréfaction des produits sur le marché, la perturbation des circuits d’importation et le renchérissement des assurances. De même, la situation pèse aussi sur les transferts d’argent effectués par les travailleurs immigrés en Côte d’Ivoire. Par ailleurs, le retour éventuel de ces personnes, si leurs intérêts étaient menacés, aurait un impact social dévastateur dans les pays d’origine qui sont souvent ceux de l’Uemoa.
L’option militaire évoquée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est toujours une option pour déloger Laurent Gbagbo. Réunis à Bamako jusqu’au 20 janvier dernier, les chefs d’Etat major de la Cedeao ont indiqué qu’ils étaient prêts à intervenir mais attendaient la décision des politiques, entre autres celles du sommet de l’Uemoa. La question ivoirienne était déjà à l’ordre du jour de la conférence des chefs d’Etat l’année dernière. L’agenda de l’Uemoa est accaparé ces deux dernières années par des questions politiques alors que ses grands projets, notamment dans le domaine de l’énergie, sont en passe d’être concrétisés.
La conférence des chefs de l’Etat devra aussi se prononcer sur la succession de Soumaïla Cissé, dont le second et dernier mandat arrive à échéance fin février prochain. Le Sénégal, le Niger et la Guinée-Bissau semblent intéressés par le poste. Le sommet doit également examiner le cas Abdoulaye Bio Tchané qui brigue la présidence béninoise en février prochain et qui, par conséquent, ne terminera pas son mandat de six ans à la tête de la Boad.